La journée des Astéroïdes

Billet de POZ

Asteroid dayLe 30 juin est déclarée la journée des astéroïdes. Il fallait y penser ! C’est que l’espace est de plus en plus habité mais aussi convoité. Pour preuve, le thème de cette journée qui est:

« …de présenter l’état de l’art sur la connaissance des propriétés physiques et  dynamiques des astéroïdes déduites à partir des observations au sol et depuis l’espace, sur la caractérisation et l’étude de risques d’impact des géocroiseurs, sur les stratégies de mitigations envisagés pour objets potentiellement dangereux, et sur les futures missions de retour d’échantillon de géocroiseurs  primitifs.  » (sic!)

Mais comment l’astrologie considère-t-elle les astéroïdes ? Bien loin de toute idée d’exploitation, Rudhyar les voyait comme des êtres mystérieux porteurs de messages pour l’humanité,  vision autrement plus poétique :

« The asteroids bring us to the threshold of consciousness, to a vibrant penumbra of being which has little room for classification. They prolong the conscious moment into a memory of that which has been and is not yet quite gone. They make us dimly aware of the coming of future events, just as, denizens of the plains, facing the high mountains, we can feel the approach of the rising Sun when we see the towering peaks aflame with a reddish glow.

These asteroids practically fill the entire zodiacal belt, spread at varying intervals through it. They constitute indeed—if seen in their entirety—a ring around the smaller planets of the solar system, a ring dividing the solar system into two strikingly different zones: the zone of those planets which might be called the satellites of the Sun, and that of the larger planets which perhaps are truly suns in the making. Thus the ring of asteroids may be said to be to the Sun almost what the well-known ring of Saturn is to that planet.

However, from the point of view of our earth, the significance of these asteroids lies in the fact that they are links, messengers between the Sun and the planets which move through the zodiacal belt. They are the hosts of servants who press around the great planetary personages in the pageant of the year. They are the many resonators whose hum fills the high regions with overtones of the planetary gongs. This hum never dies. There is never any stretch in the path of the Sun which is without one of these servants of the universal Harmony. There is no emptiness, no break in the cyclic vibration of solar life. »  (traduction poz page suivante)

  Les astéroïdes nous conduisent au seuil de la conscience, dans une dimension de pénombre vibrante difficile à classer. Ils prolongent l’état de conscience vers la mémoire de ce qui a été mais n’a pas encore complètement disparu. Ils éveillent également notre prescience de certains événements futurs, comme des habitants des plaines face à de hautes montagnes qui pressentent l’arrivée du Soleil levant à la lueur rougeâtre des pics enflammés.

Ces astéroïdes remplissent la quasi totalité de la ceinture zodiacale et s’y répartissent à différents intervalles. Ils forment, si on les Kuipconsidère dans leur intégralité, un anneau autour des petites planètes du système solaire, divisant de façon saisissante ce dernier en deux zones bien différenciées: la zone des planètes qu’on pourrait appeler les satellites du Soleil, et celle des grandes planètes qui sont peut-être des soleils en devenir. Ainsi, on peut dire que l’anneau des astéroïdes est au Soleil ce que celui de Saturne est à cette planète.

Cependant, du point de vue de notre terre, la signification de ces astéroïdes réside dans le fait qu’ils sont des liens ou des messagers entre le Soleil et les planètes évoluant dans la ceinture zodiacale. Ils abritent des serviteurs qui se pressent autour des grands personnages planétaires dans le grand spectacle du cycle annuel. Ils sont comme autant de résonateurs nombreux dont le bourdonnement remplit les hautes sphères en se mêlant aux harmoniques des gongs planétaires. Ce bourdonnement ne meurt jamais. Il n’est aucun secteur sur le chemin du Soleil qui ne soit sans la présence de l’un ou l’autre de ces serviteurs de l’Harmonie universelle. Ainsi, grâce à eux, il n’y a ni vide ni rupture dans les vibrations cycliques de la vie solaire

Extraits de « New mansions for new men » -1971- Hunter House éditions – Original 1938

On ne peut ici que mesurer l’écart, pour ne pas dire le gouffre, entre ces deux visions du monde opposées: l’une basée sur l’exploitation par l’homme de toutes les ressources du cosmos et l’autre fondée sur une approche symbolique d’un univers vivant, communiquant et porteur de sens pour l’humanité.

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